Et si notre patrimoine génétique n’était pas une fatalité ?
Nous héritons tous d’un capital génétique transmis par nos parents. Certaines fragilités peuvent donc faire partie de notre histoire familiale. Mais la recherche en épigénétique a progressivement montré que l’expression de nos gènes peut être influencée par notre environnement et notre mode de vie.
Notre alimentation, notre sommeil, notre activité physique, notre niveau de stress ou encore notre exposition à certains facteurs environnementaux participent à cet équilibre.
C’est précisément à cet endroit que la notion de terrain prend tout son sens en naturopathie et en gemmothérapie.
La gemmothérapie ne « modifie » pas directement nos gènes et ne constitue pas, en elle-même, une pratique d’épigénétique. Elle peut en revanche être envisagée comme un outil complémentaire permettant de travailler sur différents terrains de l’organisme : digestion, élimination, système nerveux ou encore défenses naturelles.
L’objectif n’est donc pas de lutter contre notre génétique, mais plutôt de créer, autant que possible, les conditions favorables à un organisme qui fonctionne harmonieusement.
Génétique et épigénétique : quelle différence ?
La génétique correspond à ce que nous héritons de nos parents à travers notre ADN.
L’épigénétique, quant à elle, s’intéresse notamment aux mécanismes qui influencent l’expression de ces gènes, sans modifier nécessairement la séquence de l’ADN.
Autrement dit, nous ne choisissons pas notre patrimoine génétique, mais certains facteurs environnementaux peuvent influencer la manière dont certaines informations génétiques sont exprimées.
Cette vision permet de sortir d’une conception parfois très déterministe de la santé. Avoir une prédisposition familiale ne signifie donc pas nécessairement que l’on développera automatiquement la même problématique.
Le mode de vie constitue ainsi un ensemble de leviers sur lesquels nous pouvons agir. Et c’est justement dans cette capacité à agir sur notre environnement intérieur que la notion de terrain devient intéressante.
Les quatre grands piliers du terrain
Lorsqu’on cherche à préserver son équilibre général, quatre grands piliers occupent une place essentielle :
- l’alimentation ;
- le sommeil ;
- la gestion du stress et des émotions ;
- l’activité physique.
À cela s’ajoutent des facteurs que nous maîtrisons moins, comme la pollution atmosphérique et éléctromagnétique, les pesticides, la qualité de l’eau ou encore l’exposition à différents contaminants environnementaux.
Prendre soin de son terrain passe donc avant tout par ces fondamentaux. La prévention consiste notamment à préserver nos grandes fonctions d’assimilation et d’élimination.
C’est dans cette logique que la gemmothérapie peut trouver sa place, non pas comme une solution isolée, mais comme un levier complémentaire permettant d’accompagner certaines fonctions de l’organisme.
La gemmothérapie pour travailler sur le terrain
L’une des particularités de la gemmothérapie est de pouvoir s’inscrire dans une approche globale.
Plutôt que de s’intéresser uniquement à un symptôme, on peut réfléchir au terrain de la personne et aux différentes fonctions qui participent à son équilibre.
Parmi elles, quatre grandes portes d’entrée sont particulièrement intéressantes :
- le système digestif ;
- les voies d’élimination ;
- le système nerveux ;
- le système immunitaire.
Commençons par le système digestif, qui constitue une première étape importante lorsqu’on cherche à prendre soin du terrain.
Le système digestif
Le système digestif constitue une porte d’entrée majeure lorsqu’on réfléchit au terrain. De la bouche jusqu’à l’intestin, différents macérats de gemmothérapie sont traditionnellement utilisés pour accompagner les fonctions digestives.
Au niveau de la bouche
La digestion commence dès la bouche. Plusieurs bourgeons peuvent être utilisés pour accompagner les muqueuses et la sphère bucco-dentaire.
Chêne : il renforce la paroi alvéolo-dentaire. Il est notamment utile dans les cas d’aphtes, de gingivite et de parodontose, et soutient également la puissance masticatoire.
Églantier : indiqué notamment dans les cas d’aphtes, il possède une action anti-inflammatoire sur les muqueuses.
Cèdre : il aide à prévenir les infections et les inflammations de la bouche. Il est également pertinent lorsque la bouche et les lèvres sont sèches ou gercées.
Pin / Sapin : ils peuvent être utilisés en cas de carie grâce à leur action reminéralisante.
Troène : régénérant des muqueuses digestives, il trouve notamment sa place en cas d’aphtes, de stomatites, d’ulcères de la bouche ou de parodontite. Il contribue également au raffermissement des gencives.
L’estomac et l’œsophage
Figuier : c’est l’un des grands classiques de la gemmothérapie digestive. Il régule les sucs gastriques, d’un point de vue quantitatif comme qualitatif, et offre une action anti-inflammatoire sur les muqueuses digestives. En drainant l’estomac et en favorisant la cicatrisation, il est particulièrement intéressant dans les situations d’acidité, de brûlures d’estomac, de reflux gastrique, de hernie, d’ulcère gastrique, d’aérophagie, de coliques, de colites, de nausées, de colopathie ou encore de gaz.
Le Figuier peut être associé à l’Aulne glutineux, notamment lorsque l’on souhaite travailler davantage sur les muqueuses et les phénomènes inflammatoires chroniques.
Tilleul : il peut compléter cette approche grâce à son action anti-inflammatoire et antispasmodique sur la sphère digestive.
Le foie et l’équilibre lipidique
Romarin : il est présenté comme le grand bourgeon du foie. Il permet de stabiliser, de préserver la fluidité physiologique et la perméabilité des membranes cellulaires hépatiques, contribuant ainsi à leur bon fonctionnement et à leur activité enzymatique. Hépatoprotecteur, cholagogue et cholérétique, il occupe une place importante dans l’accompagnement du terrain hépatique.
Genévrier : lui aussi possède une action hépatoprotectrice, détoxifiante et régénérante de l’hépatocyte. Il stimule les principales fonctions hépatocytaires.
Seigle : son tropisme d’action principal est également lié au foie. Il est hépatoprotecteur et cicatrisant, et stimule l’hépatocyte tout en participant à la régénération du tissu hépatique.
En dehors des bourgeons cités précédemment, plusieurs essences sont particulièrement intéressantes pour équilibrer le bilan lipidique :
Amandier : hypolipémiant, il émulsionne les graisses et contribue à réduire le cholestérol et les triglycérides. Il possède également une action antiscléreuse, antithrombotique et anti-inflammatoire.
Olivier : hypolipémiant, il contribue à abaisser les lipides, le cholestérol et les triglycérides.
Érable : hypocholestérolémiant, il contribue à diminuer le taux de cholestérol et de triglycérides.
Rappel : un bourgeon ne peut pas compenser à lui seul une hygiène de vie déséquilibrée. La gemmothérapie peut constituer un levier complémentaire, mais elle ne remplace ni une alimentation adaptée, ni le mouvement, ni le sommeil, ni le suivi médical lorsque celui-ci est nécessaire.
Le pancréas et l’équilibre glycémique
Noyer : véritable perle pour le pancréas, il agit en le régénérant, en dynamisant ses fonctions et en normalisant son activité enzymatique, ce qui soutient la production d’insuline de manière naturelle et efficace.
Myrtillier : il se démarque par sa capacité à protéger et tonifier cet organe, notamment en améliorant sa perméabilité vasculaire. Cet effet le rend particulièrement intéressant pour soutenir le pancréas dans son rôle quotidien et réguler la glycémie.
Mûrier : il offre une action hypoglycémiante et constitue l’un des macérats les plus importants du pancréas.
Érable : également hypoglycémiant, il contribue à faire baisser le taux de sucre dans le sang. Intéressant car il travaille aussi pour améliorer le bilan lipidique (cf. paragraphe juste au-dessus), il peut donc être recommandé lorsqu’il faut accompagner ces 2 axes.
L’intestin et le microbiote
L’intestin ne se résume pas à la digestion, il constitue également un environnement majeur pour le microbiote et joue un rôle central dans les interactions entre digestion, immunité et équilibre général.
Noyer : il possède une action prébiotique. Il est notamment utilisé en cas de dysbiose intestinale, favorise l’implantation des probiotiques et contribue à restaurer la flore intestinale ainsi qu’à soutenir la barrière intestinale.
Airelle : elle contribue à corriger le microbiote intestinal en cas de dysbiose liée à une altération de la flore bactérienne. Elle accompagne la flore intestinale et la perméabilité de la barrière intestinale. Elle possède également une action dite biphasique sur le transit : elle peut contribuer à réguler aussi bien un transit trop rapide qu’un transit trop lent. Elle est donc particulièrement intéressante lorsque l’on observe une alternance constipation-diarrhée ou un transit irrégulier. NB: l’airelle est à utiliser avec parcimonie du fait de la pression sur la ressource qu’implique la cueillette de cette essence.
Vigne : elle possède une action anti-inflammatoire intéressante au niveau de la sphère digestive, notamment de l’intestin. Elle peut ainsi être envisagée lorsque l’on retrouve un terrain inflammatoire intestinal, des inconforts digestifs, un syndrome de l’intestin irritable ou encore des spasmes. Elle est particulièrement intéressante lorsque l’inflammation digestive s’inscrit dans la durée.
Sureau : dépuratif et laxatif, il se positionne comme un véritable « nettoyeur ». Il draine les toxines et stimule le fonctionnement intestinal.
Le système digestif étant intimement lié aux fonctions d’élimination, il est logique de poursuivre avec les autres grandes voies d’évacuation de l’organisme.
Les voies d’élimination
Le foie, les reins, l’intestin, la peau et les poumons constituent les principales voies d’élimination de l’organisme.
Soutenir leur fonctionnement représente donc un axe important lorsqu’on souhaite travailler sur le terrain.
Mais là encore, l’objectif n’est pas de multiplier les cures de drainage sans discernement. Nous avons déjà abordé le foie et l’intestin ; intéressons-nous maintenant aux reins, à la peau et aux poumons.
Les reins
Genévrier : diurétique et antilithiasique, il stimule la fonction rénale et favorise l’élimination de l’urée et de l’acide urique. Il est particulièrement indiqué en cas de goutte et de calculs rénaux, notamment oxalo-calciques, ainsi que lors de rétention d’eau. Il possède en outre des propriétés anti-inflammatoires et antiseptiques, utiles dans les cystites, urétrites, myélites et néphrites. Il est considéré comme un régénérateur du tissu rénal.
Frêne : macérat diurétique et uricosurique, il augmente la diurèse et limite l’acidose. Il facilite l’élimination de l’acide urique, de l’urée et des phosphates. Il est indiqué en cas de calculs, de goutte et d’insuffisance rénale légère. Son action drainante est également intéressante dans un contexte de perte de poids.
Bouleau : reconnu pour ses vertus diurétiques et dépuratives, il favorise l’élimination des déchets métaboliques. Grand draineur rénal, il est particulièrement adapté en cas de rétention d’eau, de calculs rénaux, d’insuffisance rénale et de goutte. Son usage s’inscrit dans des cures prolongées.
La peau
Cèdre du Liban : c’est l’un des macérats de référence dans les affections cutanées sèches. Il soutient l’élimination au niveau de la peau, réduit l’hyperkératinisation et apaise les irritations. Il est particulièrement indiqué dans les eczémas secs, le psoriasis, les callosités, les croûtes de lait, les pellicules et les allergies cutanées. Il favorise également la cicatrisation et protège la peau du vieillissement cutané, notamment en cas de rides ou de relâchement.
Orme : il agit comme draineur dans les affections cutanées humides et suintantes : eczéma suintant, poussées d’acné inflammatoire, varicelle, zona, ulcères ou furoncles. Anti-inflammatoire, il apaise les démangeaisons et soutient l’élimination de l’humidité excessive. Il est également utile dans la transpiration acide et malodorante ainsi que dans les brûlures superficielles.
Platane : il favorise la régénération de l’épiderme et accélère la cicatrisation. Il améliore l’aspect des marques post-acnéiques et des vergetures, et aide à réduire les irrégularités pigmentaires, comme les taches ou certaines dépigmentations, notamment dans certains cas de vitiligo. Il est donc précieux pour retrouver un teint plus homogène après des épisodes cutanés inflammatoires.
Noyer : il contribue à rééquilibrer le microbiote intestinal et cutané, régulant ainsi la production de sébum et les proliférations bactériennes. Il est conseillé dans l’acné, la dermatite séborrhéique, les mycoses superficielles et les peaux réactives liées à un déséquilibre digestif. Son soutien du tissu conjonctif participe également au maintien d’une peau plus ferme et résistante.
Les poumons
Noisetier : draineur pulmonaire puissant, il améliore l’élasticité des tissus respiratoires. Il est particulièrement intéressant en cas de sclérose ou de détresse respiratoire consécutive à des inflammations chroniques. Il favorise une meilleure oxygénation et apaise les souffles courts ou épuisants. Son action antifibreuse et antiscléreuse des poumons permet d’améliorer l’oxygénation.
Viorne : draineur pulmonaire remarquable, elle est une alliée précieuse contre les allergies chroniques, notamment l’asthme et la rhinite allergique. Grâce à son action antispasmodique, anti-inflammatoire et sédative sur le système neurovégétatif pulmonaire, elle réduit les spasmes bronchiques et soulage la dyspnée. La viorne est le bourgeon clé dans l’accompagnement de l’asthme.
Le système nerveux
Le stress chronique, les difficultés d’endormissement, la nervosité et la fatigue nerveuse peuvent profondément influencer l’équilibre général. Le système nerveux constitue donc une porte d’entrée essentielle lorsqu’on cherche à agir sur le terrain. Certains bourgeons seront davantage recherchés pour leur effet apaisant, tandis que d’autres seront utilisés pour soutenir un organisme fatigué.
Les bourgeons apaisants
Figuier : il régule à la fois le système nerveux et le système digestif. Il est idéal en cas de stress, d’anxiété et de troubles digestifs. Il aide à « digérer » les émotions et limite les manifestations physiques liées au stress.
Tilleul : puissant relaxant naturel, il apaise le système nerveux et favorise un sommeil de qualité. Utilisé en cure longue, il aide à régénérer un système nerveux fatigué. Dans de rares cas, il peut au contraire provoquer une légère excitation.
Aubépine : elle calme le stress et l’anxiété tout en régulant le système cardiaque, notamment en cas de palpitations. Elle est particulièrement utile pour améliorer un sommeil agité ou non réparateur. Elle convient aux personnes fatiguées malgré une nuit complète.
Oranger amer : apaisant nerveux, il facilite l’endormissement et limite les réveils nocturnes. Il favorise un sommeil plus naturel et réparateur. Il est souvent utilisé en complément du tilleul pour renforcer son effet relaxant.
Les bourgeons tonifiants
À l’inverse, lorsque le terrain est marqué par la fatigue et l’épuisement, certains bourgeons sont traditionnellement recherchés pour leurs propriétés tonifiantes.
Chêne : stimulant général, il redonne énergie et vitalité en cas d’épuisement physique ou émotionnel. Il favorise également la stabilité, l’ancrage et la force intérieure pour affronter les défis.
Cassis : puissant adaptogène et antifatigue, il stimule les capacités de résistance de l’organisme.
Romarin : tonifiant nerveux, il apporte énergie, chaleur et enthousiasme. Il stimule la motivation et donne l’élan nécessaire pour avancer dans ses projets avec dynamisme.
Séquoia : tonifiant et rééquilibrant nerveux et physique, il procure un regain d’énergie.
Le système immunitaire
Le système immunitaire constitue l’une des grandes barrières de protection de l’organisme. Travailler sur cet axe peut être intéressant aussi bien en prévention qu’au cours des périodes où l’organisme est davantage sollicité.
Églantier : idéal pour soutenir le système immunitaire, notamment grâce à son action de stimulant général. Il est intéressant pour les inconforts et inflammations situés au niveau de la sphère ORL, surtout lorsqu’ils sont récidivants. Connu pour son action antivirale et sa teneur en vitamine C, ce macérat est un compagnon de choix, même pour les enfants.
Argousier : adaptogène et reconstituant, il est riche en vitamines A, C et E. Il est idéal en période de convalescence, de fatigue ou de surmenage. Antiviral et immunostimulant, il peut être utilisé en prévention au début de l’automne ou en accompagnement. Il est également intéressant pour les personnes particulièrement sensibles à la baisse de luminosité et au froid.
Prunellier : il stimule le système immunitaire et active les mécanismes d’adaptation. Il tonifie l’organisme lorsqu’il est affaibli par la maladie et accompagne les périodes de convalescence.
Les « maladies du siècle »
Les différents terrains que nous venons de parcourir permettent aussi de comprendre pourquoi certains bourgeons sont particulièrement intéressants dans une démarche de prévention globale.
Le syndrome métabolique
En France, près d’une personne sur cinq est concernée par le syndrome métabolique, qui associe surpoids, hypertension, hypercholestérolémie ou encore hyperglycémie.
Dans cet arsenal, une jeune pousse se distingue pour travailler sur ce terrain : l’olivier.
Au niveau circulatoire, il est vasoprotecteur et vasodilatateur. Il favorise la résistance et la souplesse des vaisseaux artériels et possède également des propriétés antiscléreuses, antioxydantes, hypocoagulantes et hypotensives. Son tropisme sur le pancréas lui offre par ailleurs une action hypoglycémiante. Enfin, il travaille sur le foie et contribue à rééquilibrer le bilan lipidique en participant à la baisse du « mauvais » cholestérol (LDL) et des triglycérides, tout en augmentant le « bon » cholestérol (HDL). Il possède également une action cholérétique, qui favorise la production de bile, et cholagogue, qui facilite son évacuation.
Prévention des cancers
Dans une approche de terrain, plusieurs bourgeons sont également traditionnellement associés à la prévention des phénomènes de dégénérescence.
Bruyère : elle harmonise le terrain et lutte contre les dégénérescences. Elle est considérée comme intéressante dans une démarche de prévention des cancers.
Poirier : il renforce les défenses immunitaires et vitales des terrains cancéreux.
Vigne : elle contribue à inhiber les processus néoformateurs.
Prunellier : il contribue à combattre les conditions favorisant la prolifération de cellules anormales, grâce à son action antinéoplasique.
Prévention des maladies dégénératives
Le vieillissement et les phénomènes dégénératifs constituent un autre terrain sur lequel certains bourgeons sont particulièrement étudiés dans cette approche.
Aulne blanc : antiscléreux cérébral, il permettrait de ralentir les processus de dégradation dans les cas de maladies neurodégénératives et de SEP.
Mélèze : antiscléreux et antioxydant, il est recommandé dans les troubles cérébraux, notamment la SEP et la sénilité, et participe à la prévention du vieillissement.
Ginkgo biloba : oxygénant cérébral, antioxydant, antisénescent, antiscléreux et neuroprotecteur.
Gui : antiscléreux et protecteur vasculaire et cérébral.
Prévention des maladies cardiovasculaires
Le système cardiovasculaire est lui aussi directement concerné par la notion de terrain.
Aubépine : c’est l’un des bourgeons principaux pour le cœur. Elle régule le rythme cardiaque, qu’il s’agisse d’hypotension ou d’hypertension, et agit contre les palpitations et les arythmies. Elle possède également une action antiscléreuse et anticoagulante, et draine le muscle cardiaque. Elle augmente la force contractile du cœur, accompagne les séquelles d’infarctus et soutient les cœurs fatigués. Elle est également considérée comme un « sédatif » cardiaque naturel.
Cornouiller sanguin : ce bourgeon possède une action dite « biphasique » ou « bipolaire ». Il régule la viscosité sanguine en fonction des besoins, pouvant à la fois fluidifier le sang ou exercer une action anti-hémorragique. Cela en fait un excellent allié du cœur. Il est recommandé dans la prévention de l’infarctus, en cas d’insuffisance coronarienne, de coronarite ou pour accompagner un cœur vieillissant. Il possède également des propriétés drainantes et anti-inflammatoires pour les artères, ainsi qu’une action antinécrotique. Il est également utile en cas d’hémorragies post-traumatiques.
Lilas : antispasmodique et draineur du cœur, il favorise la circulation myocardique et la vascularisation. Il est utile en cas de crises d’angor ou de défaillances coronariennes, car il facilite la dilatation et la désobstruction des vaisseaux. Il protège les cœurs fatigués et peut accompagner l’insuffisance cardiaque, en phase pré ou post-infarctus.
Maïs : ici, ce sont les radicelles du maïs qui sont utilisées. Elles possèdent une action anti-inflammatoire sur les artères et le muscle cardiaque. Elles sont recommandées dans les pathologies cardiaques, notamment l’insuffisance coronarienne et le post-infarctus. Le maïs aide à réguler les enzymes cardiaques et favorise la cicatrisation du muscle cardiaque.
Prévention des inflammations de bas grade
Enfin, la chronicité inflammatoire constitue un terrain transversal, qui peut concerner de nombreux organes.
Noyer : macérat de la chronicité, il peut agir sur les inflammations chroniques de presque tous les organes : peau, bronches, foie, glandes lymphatiques, pancréas, reins, organes génitaux, cellules séreuses et système immunitaire.
Aulne glutineux : il possède une puissante action anti-inflammatoire, particulièrement indiquée pour les inconforts chroniques. Il peut donc être utilisé en cure de fond à la place du cassis, en réservant ce dernier aux phases aiguës.
Vigne : elle est anti-inflammatoire au niveau des articulations, de la sphère digestive et de la sphère uro-génitale.
La gemmothérapie ne fait pas tout
Tous ces bourgeons illustrent la richesse de la gemmothérapie et la manière dont elle peut s’intégrer dans une réflexion globale autour du terrain. Mais la notion de terrain ne doit surtout pas conduire à croire qu’un bourgeon peut tout régler.
La santé repose sur plusieurs piliers fondamentaux :
- une alimentation adaptée ;
- une activité physique régulière ;
- un sommeil suffisamment réparateur ;
- une bonne gestion du stress ;
- une exposition aussi limitée que possible aux facteurs environnementaux défavorables ;
- une prise en charge médicale adaptée lorsque cela est nécessaire.
La gemmothérapie vient en complément de ces fondamentaux, et non à leur place.
Elle peut apporter un levier supplémentaire pour accompagner certains grands équilibres de l’organisme, soutenir un terrain fragilisé ou accompagner certaines périodes particulières de la vie.
La véritable prévention commence donc bien au-delà d’un flacon de bourgeons.
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La gemmothérapie ne se substitue pas à un traitement médical ou à une consultation chez un médecin. Il est formellement déconseillé d’arrêter un traitement médicamenteux au profit de la gemmothérapie.
Avant de commencer une cure de gemmothérapie, il est important de consulter un professionnel de santé ou un praticien qualifié. Ils pourront évaluer vos besoins individuels et donc vous recommander les posologies appropriées.
Ces indications ne se substituent pas à un traitement ou à une consultation médicale et sont issues de la bibliographie
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